La fin et le début

meet-yourself2016 s’achève tout en douceur ici dans ma vie. Cette année a été remplie. Remplie de surprises, de rires, de voyages, d’amour, de soleil. C’est comme si un cycle s’était terminé et un nouveau avait, petit à petit, commencé.Cette année j’ai laissé la crise des 25 ans derrière moi. J’ai lâché prise et largué les amarres. Pour mon plus grand plaisir la vie m’a surprise et j’ai pris un nouveau chemin, parce que rien n’est permanent.

2016 a commencé à Stockholm, elle se termine à la maison mais c’est surtout au Malawi que j’ai passé mon année. Une année en dehors de ma zone de confort. Une année non pas parenthèse comme je le pensait mais une année comme un début.

Fin 2015 j’écrivais mes envies pour 2016 ici mais aussi dans mon journal. Alors avec la fin de l’année qui pointe le bout de son nez j’ai voulu faire un bilan.

2016 alors disais-je, année fantastique, année magique, année pour se laisser surprendre. Il me semble que j’ai vu juste sur ce point.

2016 pour créer. Oh ! Oui ! Peut-être pas exactement de la manière dont je pensais mais oui. Dessins, vidéos, textes, photos, et cela me rend toujours aussi heureuse…

2016 pour vivre ma vie. Oui ! J’en prends le chemin en tout cas. Je fais ce qui me plait, m’attire, me tente et pas ce qu’on attend nécessairement de moi!

2016 pour trouver ma voie. Je n’y suis pas encore tout à fait, c’est surement quelque chose qui prend toute la vie, mais je suis au bon endroit pour trouver, je m’écoute et je laisse les choses arriver.

2016 pour éprouver de la gratitude. Oui ! Et encore oui ! Merci l’univers, le monde, la vie, les rencontres. Et plus encore !

J’avais aussi écrit qu’en Décembre 2016 j’aimerais être sereine, amoureuse avec le sentiment d’avoir fait quelque chose de mon année. Et c’est le cas. Quelle fierté de me retourner sur l’année et de me trouver où je le souhaitais. Oui, cette année j’ai « grandi, appris, vécu, ri et accompli des choses ». Oui j’ai été heureuse, j’ai crée et je suis sur le bon chemin.

On continue en 2017?

Mon si beau monde

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Un si beau monde, c’est pour parler de notre planète qui est si belle, et de tout ce que l’on peut faire pour rendre le monde plus beau. Un si beau monde ce sont mes yeux sur le monde.

Mon si beau monde, c’est celui que je crée dans ma tête, que j’invente et je fabule. Avec ou sans talent, c’est derrière mes iris et parfois mes paupières, entre mes mains et dans ma tête que je le crée. Mon si beau monde, par ici.

Bienvenue le-chat-qui-voyageait-en-arc-en-ciel

Je demain, jeux de vilains

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Ou comment parler anglais m’a mis la tête à l’envers et ouvert les yeux sur une autre manière de les poser sur le monde.

Je en français c’est un jeu, un je qui ne se prends pas au sérieux. Je ne peux être qu’un jeu sinon on en rira. Il ne faut pas être trop soi. Se fondre dans la masse ou alors rire aux éclats parce que jeux au sérieux c’est difficile à croire.

En anglais je c’est I. Aïe en français. Aïe comme je dois parler de moi, exister, être la. I avec une Majuscule. I qui se tient droit haut et là. En début, milieu ou fin de phrase. I existe, ne se cache pas et se fait sentir. Aïe je suis là.

Alors regarde moi. Et moi de cesser de me cacher et d’exister. Je dessine et j’écris. Ce n’est qu’un jeux. Jeux de mains. Et si jeux de mains n’étaient pas jeux de vilains ? Je de demain aussi, peut être ?

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Et ce matin le monde était un peu moins beau

Un si beau monde, si beau qu’on en oublie qu’il existe. Qu’il est la sous nos pieds. Vibrant et vivant. On le tient pour acquis et pourtant sous nos pieds il s’envole. Et un matin le monde est un peu moins beau. Un peu moins beau parce que soudain à toutes les horreurs qui existent s’ajoute le choix démocratique de mettre à la tête d’un pays, en tant que symbole, un homme haineux, raciste, misogyne, menteur, destructeur.
Il y a plein de choses qui méritent d’être changée, parce que notre monde est beau mais l’homme y fait des choses si laides. La destruction pour créer, le signe que le monde va mal.
L’Europe fondée sur des base de paix et d’entraide s’effondre, des migrants par centaines qui fuient leur pays, et d’autres à l’arrivée qui leurs ferment les portes, un fou destructeur à qui l’on remet la possibilité de tout casser. L’obsolescence programmée qui crée la croissance, la toujours plus pour toujours moins. Moins d’air respirable, moins de liberté, d’eau potable, d’avenir, d’arbres.
Il y a des milliers de causes qui demandent de l’attention mais je crois que c’est par notre planète que tout passe. Regarder comme tout cohabite, coexiste. Comme il n’est pas nécessaire de tout casse pour créer. Comme rien peut être tout. Comme tout est là.
C’est cette planète que Mr Trump envisage de casser. Non seulement ce monsieur est sexiste. Non seulement il est raciste. Anti immigrant, protectionniste, pro-arme. Mais en plus il entend ouvrir la terre pour encore plus la fouiller et la vider. Il entend tout détruire pour pouvoir construire plus et que les dollars s’empilent. Il ne voit que demain parce qu’ensuite il ne sera plus là pour rechercher avidement une eau buvable ou une bouffée d’air frais.
Ce matin pendant quelques secondes le monde a été un peu moins beau parce que des humains on cru que la solution passait par la destruction. Pendant quelques secondes j’ai douté.
Et puis le monde c’est aussi nous, nos choix, nos décisions et le pouvoir incroyable que nous avons. Notre liberté. Notre droit à un si beau monde. A nous de le construire, de le créer. En votant, en militant. En s’aimant. En aimant notre planète. C’est à nous. Notre si beau monde. A nous de le rendre beau. Chaque jour. Pour aujourd’hui et pour demain.

Encore de l’amour.

Le 15 Juillet, au matin, l’un de mes amis facebook a re-posté une image que je ne pensais pas revoir de sitôt. Un fond noir et quelques mots. « Il va falloir beaucoup, beaucoup, beaucoup d’amour ». La dernière fois c’était après le 13 Novembre, au milieu de la nuit. Quand je zappais de la télé à twitter, ma petite soeur, dans le onzième, au téléphone. La dernière fois je pensais que c’était la dernière fois.

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Nostalgie à la Française

Vivre loin est un choix, être partie à l’étranger pour quelques mois, quelques mois qui se prolongent, c’est mon choix. Ma décision. Et tous les jours je me lève heureuse, j’aime cette vie différente qui me confronte à l’inconnu, me fait rencontrer mes limites, m’ apporte tous les jours, m’apprends la chance que j’ai, m’ouvre les yeux sur ma vie.

Vivre loin fait aussi vivre plus intensément tous mes souvenirs. Quand je ferme les yeux assez fort je revois la lumière dans la cuisine de ma grand mère, j’entends la voix de ma mère et je sens l’odeur de la lavande lorsque je partais prendre le train, pour aller en ville. Vivre loin c’est fort dans la joie comme dans la nostalgie. Et alors que l’été prend ses aises en Europe, l’hiver Africain m’entoure de se fraicheur et, roulée en boule sous une couverture – oui, 20° est devenu mon hiver- je pense à tous ces gens, toutes ces choses , petites et grandes, que j’ai laissé derrière moi. Tous ces moments que je n’avais jamais remarqué avant, parce qu’ils étaient là, qu’ils existaient. Toutes ces choses qui ne manquent que quand on les voit de loin. Une petite nostalgie à la Française m’envahit.

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